Plus jamais seul – Hervé Dirosa et les arts modestes

 

La maison rouge accueille cet automne l’oeuvre de Dirosa et une partie de ses collections, ainsi que celles de Bernard Belluc. Rappelons que Hervé Dirosa et Bernard Belluc sont les fondateurs du Miam.

‘Plus jamais seul, Hervé Dirosa et les arts modestes’ (22 Octobre 2016 – 22 Janvier 2017)  s’inscrit dans la lignée des expositions de la maison rouge sur les collections privées (Arnulf Rainer, Jean-Jacques Lebel, etc…) où un artiste est invité à montrer non seulement ses collections, mais aussi l’interaction entre ses oeuvres et les collections qu’il constitue.

« Les arts modestes, ce concept souple et vagabondant imaginé par Dirosa, qui touche à l’art naif, à l’art brut, aux arts populaires, comme à l’art dit ‘d’aéroport’ et à bien d’autres formes encore , sans jamais s’y réduire, marque une étape importante de l’histoire de l’art moderne et contemporain. » Catherine Millet, Edito, Artpress no. 247, juin 1999.

Ayant été un acteur majeur de ce mouvement entre 1979 et 1985, Hervé Dirosa (né à Sète en 1959) est souvent réduit à son point de départ : la Figuration Libre. Son oeuvre est et devient beaucoup plus vaste.

Il a nommé et désigné l’art modeste, dont il donne la définition suivante : « Il est autant composé d’objets manufacturés que d’objets uniques, pour la plupart sans grande valeur marchande, mais à forte plus value émotionnelle. les amateurs se retrouvent au delà du regard critique, de la notion du bon ou du mauvais goût, de la rigueur esthétique, dans un sentiment de bonheur éphémère et spontané, aux parfums de souvenirs d’enfance et de plaisir simples et non théorisés. »

Par ailleurs, il parcourt le monde, en étapes : Miami, paris Nord, Cameroun, Tel Aviv, etc. « Oeuvres-carrefour », échanges et dialogues entre cultures, nacre au Vietnam, peinture d’enseigne au Ghana, bronzes à Foumban :  « Je veux que la pratique de l’autre intervienne dans mon propre travail, transforme mes propositions », dit lui même Hervé Dirosa. Une partie des oeuvres réalisées au cours de ces étapes seront montrées à la maison rouge.

Riche, foisonnante, généreuse, cette exposition est sans aucun doute à ne pas rater.

Plus jamais seul, Hervé Dirosa et les arts modestes

La maison rouge, 22 octobre 2016 – 22 janvier 2017

Plus d’informations

Hervé Dirosa et les arts modestes : ArtPress no. 437

« A la course en avant des avant-gardes occidentales se substituait, dans la chambre obscure de quelques esprits curieux, la révélation de formes artistiques que la modernité avait oubliées dans son négatif. » – Catherine Millet

 

ArtPress consacre le deuxième cahier de son no. 437, daté d’octobre 2016, à « Hervé Dirosa et les arts modestes ». Critiques d’art, philosophes, anthropologues et artistes posent des repères au sujet de ce que Hervé Dirosa a nommé et désigné art modeste.

« Le terrain est riche de productions qui mettent au jour les fantasmes, les obsessions, les naïvetés et les superstitions, les désirs et les rêves, les profondeurs avouées et inavouées de l’homme moderne qui n’en a jamais tout à fait fini ni avec l’enfance de l’humanité ni avec celle de l’individu qu’il est. » – Catherine Millet

Ces pages, qui sont aussi l’occasion d’affirmer et de préciser la définition et le concept des arts modestes, constitueront un socle théorique qui les ancrera, en France et à l’étranger, dans la lignée du travail fourni par les fondateurs de l’art modeste Bernard Belluc et Hervé Dirosa.
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ArtPress no. 437, octobre 2016
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