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EN TOUTE MODESTIE – L’ARCHIPEL DIROSA

L’exposition EN TOUTE MODESTIE – Archipel Dirosa, est conçue comme un portrait en creux d’Hervé Dirosa. Chef de file du mouvement artistique français de retour à la figure dans l’art contemporain, il n’a pourtant cessé d’être vigilant contre toute forme de classification et d’enfermement. Lorsqu’il crée le MIAM, en 2000, cela fait déjà une décennie qu’il court le monde à la recherche de la différence, à la rencontre de l’autre.

Archipel généreux et foisonnant, l’exposition réunit ses « collections pensées », faites des oeuvres d’artistes issus d’un panthéon personnel (Jérôme Bosch, Henry Darger, Pierre Molinier), celles de ses contemporains (Eugène Leroy, Jean Dubuffet, Peter Saul, ORLAN), et aussi les oeuvres d’artistes qui poursuivent, étirent et réactivent les arts modestes (Lucien Murat, Agathe Pitié, Sarah Tritz).

 

En toute modestie – L’archipel Dirosa // Au Musée International des Arts Modestes (MIAM) à Sète, du 4 février au 17 septembre 2017

 

Photo : Copyright Pierre Schwartz

 

Gainsbourg Still Alive

Roberto Battistini / Miguel Chevalier, Courtesy Galerie Keza

« Votre première ambition, votre premier talent, c’était la peinture jusqu’à 28 ans ? »

Bernard Pivot questionne Serge Gainsbourg dans l’émission culte Apostrophes sur Antenne 2 le 26 décembre 1986.

Dès 1940, Gainsbourg est élève de Fernand Léger et d’André Lhôte, peintre et théoricien, qui lui a enseigné la technique du dessin, il fréquente les Beaux-Arts… « J’étais figuratif, je suis passé au cubisme, au surréalisme. » Les arts majeurs, disait-il : Architecture, Peinture, Musique Classique, Poésie.

Roberto Battistini, ami d’Hervé Dirosa qui m’a été présenté par ce dernier, m’a proposé de collaborer avec lui sur le projet Gainsbourg Still Alive. La destinée détournée de Serge Gainsbourg initialement pour la peinture, m’indiquait que ce projet avait du sens. Enthousiaste, j’ai accepté de soutenir le projet, collaborer avec Roberto, faire appel à des artistes qui, au-delà même du résultat plastique, nourriraient et enrichiraient le sens des célèbres portraits. L’imagination et le résultat de ces oeuvres co-signées a dépassé mes espérances. L’homme à la tête de chou, moitié légume, moitié mec… Cet air trotte dans ma tête. Ces oeuvres, ne seraient-elles pas nées aussi d’une hybridation improbable ?

Françoise Adamsbaum, co-commissaire de Gainsbourg Still Alive